Alphonse Mucha
Production print et négociation imprimeurs, comme Victor aujourd'hui. Belle Époque.

Son histoire
Alfons Mucha naît en 1860 à Ivančice, en Moravie. Après des débuts comme peintre de décors de théâtre à Vienne, il étudie à Munich puis à Paris, où il vit d’illustrations. Fin 1894, il dessine en urgence l’affiche de Gismonda pour Sarah Bernhardt. Placardée début 1895, elle fait sensation, et l’actrice l’engage pour six ans.
Son style, fait de chevelures ondoyantes, d’arabesques et de couleurs douces, devient une signature de l’Art nouveau. Il travaille avec l’imprimerie Champenois, qui édite ses panneaux décoratifs et ses calendriers, et dessine des publicités pour le papier à cigarettes Job, Moët et Chandon ou les biscuits LU. En 1902, il publie les Documents décoratifs, un recueil de modèles. De retour dans son pays, il peint L’Épopée slave, vingt toiles monumentales. Arrêté et interrogé par la Gestapo en 1939, il meurt à Prague quelques mois plus tard.
Chez Neowin
Alfons coordonne la production print et négocie avec les imprimeurs, qu’il connaît mieux que personne. Calendriers, affiches, packagings, cartes, éditions limitées : il choisit le papier, surveille les couleurs et ne valide rien sans épreuve. Sa spécialité : les déclinaisons, un même visuel adapté en panneau, en menu ou en étiquette. Ses années chez Champenois l’ont rendu redoutable en négociation. Et quand un client réclame une affiche pour hier, il rappelle qu’il a dessiné Gismonda en pleines fêtes de fin d’année.