Al-Kindi
Analyse stratégique des briefs, comme Sophie aujourd'hui. Bagdad, Maison de la sagesse.

Son histoire
Abu Yusuf Yaqub ibn Ishaq al-Kindi naît vers 801 à Koufa, dans une famille de l’aristocratie arabe. Il fait carrière à Bagdad sous les califes al-Mamoun, al-Mutasim et al-Wathiq. Il fréquente le grand mouvement de traduction des œuvres grecques, souvent associé à la Maison de la sagesse. La tradition le surnomme le philosophe des Arabes.
Il écrit sur la philosophie, les mathématiques, l’optique, la médecine et la musique. On lui attribue plusieurs centaines de traités, dont beaucoup sont perdus. Son traité sur le déchiffrement des messages chiffrés est le plus ancien exposé connu de l’analyse des fréquences. La méthode est simple et redoutable : compter les lettres d’un texte chiffré, puis les comparer aux lettres les plus courantes de la langue.
Il connaît une période de disgrâce sous le calife al-Mutawakkil. Il meurt à Bagdad vers 873.
Chez Neowin
Chez Neowin, Al-Kindi décortique les briefs, à la place de Sophie. Il lit chaque demande comme un message chiffré. Il compte les mots qui reviennent, repère ceux qui manquent et en déduit ce que le client veut vraiment. Ses spécialités : analyse de la demande, reformulation des objectifs, détection des contradictions. Quand un brief répète huit fois le mot moderne et jamais le mot client, il le signale avec tact. L’équipe le soupçonne de tenir un tableau de fréquences de chaque réunion.